Je vais me faire opérer d’une prothèse totale de genou : à quoi dois-je m’attendre ?
La pose d’une prothèse totale de genou est généralement proposée lorsque l’articulation est très abîmée, souvent par l’arthrose, et que la douleur limite fortement la marche, le sommeil ou les activités quotidiennes. L’intervention vise à remplacer les surfaces articulaires endommagées afin de diminuer la douleur et de retrouver un genou plus fonctionnel. Elle ne donne toutefois pas immédiatement un genou « neuf ». Les premières semaines demandent de la patience, une organisation adaptée à domicile et une participation régulière à la rééducation.
Une prothèse totale ne remplace pas toute la jambe
Pendant l’intervention, le chirurgien retire les parties abîmées du fémur et du tibia, puis les remplace par des composants métalliques séparés par une pièce en matériau plastique médical.
Les ligaments, les muscles et les tendons qui entourent le genou continuent de jouer un rôle essentiel. Ils doivent retrouver progressivement leur mobilité, leur force et leur coordination.
L’objectif principal est de réduire la douleur liée à l’articulation usée et d’améliorer les activités quotidiennes. Le résultat se construit progressivement et dépend notamment de l’état du genou avant l’intervention, de la condition physique et de la régularité de la rééducation.
Avant l’opération : préparer le retour plutôt que l’improviser
Le bilan préopératoire permet de vérifier votre état de santé, vos traitements et les éventuels facteurs de risque. N’arrêtez jamais un médicament sans l’accord du médecin ou de l’anesthésiste.
Cette période est également utile pour préparer votre logement :
- retirez les tapis et les objets pouvant provoquer une chute ;
- dégagez le passage entre la chambre, les toilettes et la cuisine ;
- prévoyez une chaise stable avec des accoudoirs ;
- placez les objets du quotidien à une hauteur facilement accessible ;
- organisez les repas, les courses et l’aide des premiers jours ;
- familiarisez-vous avec le déambulateur ou les béquilles si possible.
Au réveil, le genou commence déjà à travailler
Une fois rentré, la récupération s’organise autour de trois éléments : les exercices prescrits, les courtes marches et les temps de repos.
Rester totalement immobile peut favoriser la raideur et la perte de force. À l’inverse, vouloir marcher longtemps ou multiplier les activités dès les premiers jours peut augmenter la douleur et le gonflement.
Le bon rythme consiste à augmenter progressivement l’activité, en observant la réaction du genou dans les heures qui suivent. Une journée plus active peut provoquer davantage de fatigue ou d’œdème le soir sans signifier que la prothèse présente un problème.
La récupération n’est pas parfaitement linéaire. Certains jours seront plus faciles que d’autres.
La rééducation ne consiste pas seulement à plier le genou
Après une prothèse totale, l’attention se porte souvent sur la flexion. Pourtant, retrouver une bonne extension, c’est-à-dire la capacité à tendre le genou, est également essentiel pour marcher correctement.
La rééducation cherche notamment à :
- récupérer progressivement la flexion et l’extension ;
- réactiver le quadriceps ;
- améliorer la stabilité et l’équilibre ;
- retrouver une marche fluide ;
- reprendre les transferts, les escaliers et les activités quotidiennes.
Il n’existe pas une amplitude identique à atteindre au même moment pour tous les patients. La situation avant l’opération, la douleur, le gonflement et les capacités musculaires influencent la progression.
Quelle place pour la cryothérapie compressive ?
Après l’intervention, le froid peut être utilisé pour accompagner la gestion de la douleur et de l’oèdeme.
La cryothérapie compressive associe un refroidissement local à une compression contrôlée autour du genou. L’attelle adaptée permet de maintenir le froid au contact de la zone traitée et d’organiser plus facilement les séances à domicile.
La durée, la température et le niveau de compression doivent respecter les indications du professionnel de santé. Une protection doit être placée entre la peau et l’attelle si le protocole le prévoit. La séance doit être interrompue en cas de brûlure, de douleur inhabituelle, de pâleur marquée ou d’engourdissement persistant.
Comment prendre soin de la cicatrice ?
La cicatrice doit rester propre et être surveillée conformément aux consignes données à la sortie. Le pansement, les douches et le retrait éventuel des fils ou agrafes dépendent du protocole de l’établissement.
Évitez d’immerger le genou tant que la plaie n’est pas complètement refermée et que l’équipe ne vous y a pas autorisé.
Une légère chaleur ou une sensibilité locale peuvent être présentes au début. En revanche, une rougeur qui s’étend, un écoulement ou une ouverture de la cicatrice nécessitent un avis médical.
Notre équipe est à votre écoute pour vous accompagner au mieux dans votre récupération.
Notre matériel en location est simple d’utilisation léger et intuitif pour une utilisation à domicile.
Nous sommes disponibles tout au long de votre prise en charge pour répondre à vos questions du 1er contact jusqu’à la restitution du matériel.